LES MANIGANCES

Si nous sommes rassemblés ici…

Tristesse. Incompréhension. Colère peut-être. Rassemblement en tout cas. Commémoration bien sûr. Le 18 mai est un jour qui fera date dans le cours infini de l’Histoire. Le 18 mai, c’est le jour de la fermeture temporaire et indéfinie de tous les Musées de Mémoire de France.

Faute de moyens face à la menace grandissante qui pèse sur dispositifs mémoriels, la sécurité des citoyens et des Musées de Mémoire ne peuvent plus être garantis. La France n’a plus les moyens de transmettre son Histoire, ni la violence de son passé.

Mais d’ailleurs, une politique de mémoire, à quoi ça sert ?

Les Manigances, c’est une fable qui raconte le 18 mai. Dans un contexte hautement sécuritaire, c’est l’histoire d’une famille qui décide d’aller voir le père, musicien dans l’armée, jouer du trombone à l’occasion de la cérémonie de commémoration. C’est l’histoire d’un salon d’esthétique où se croisent des personnages en quête de sens. C’est l’histoire d’une agence de Dark Tourism qui vous permettra de dormir sur le site de Tchernobyl et/ou de rencontrer des survivants de la catastrophe, selon votre budget. C’est l’histoire des employés du Musée de l’Histoire de France proches du licenciement, accrochés à leur carrière ou profondément militants – dans quel parti ? L’histoire nous le dira.

Sur fond d’emballement médiatique et d’embouteillages pour aller visiter une dernière fois les Musées de Mémoire, c’est l’histoire d’une fin de l’Histoire.

Les Manigances, c’est une fable qui raconte ce qui nous rassemble.

Ce spectacle a été répété au Théâtre de la Bastille. Avec le soutien d’Arcadi Ile-de-France, de la SPEDIDAM, de la Chartreuse-Centre national des écritures du spectacle de Villeneuve-lez-Avignon, de la Ville de Montreuil, du Théâtre de l’Opprimé, de Viens Voir !, du Centre Maurice Ravel, des Laboratoires d’Aubervilliers, du Jardin d’Alice, du Lieu à Gambais et du Super Théâtre Collectif.

 

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